dimanche 25 septembre 2011

mardi 27 septembre : grève de l'Education Nationale

Selon les pré­vi­sions des syn­di­cats, plus d'un ensei­gnant du pre­mier degré sur deux par­ti­ci­pera à la grève pré­vue ce mardi pour pro­tes­ter contre les sup­pres­sions de postes dans l'éducation.



Les orga­ni­sa­tions syn­di­cales pré­voient une mobi­li­sa­tion par­ti­cu­liè­re­ment impor­tante des ensei­gnants lors de la grève natio­nale contre les sup­pres­sions de postes pro­gram­mée ce mardi. Selon le Snuipp-FSU, pre­mier syn­di­cat des ensei­gnants du pri­maire, 54 % des pro­fes­seurs des écoles se join­dront au mouvement. Pour le minis­tère de l'Education natio­nale, en revanche, ce chiffre ne dépas­sera pas 20,5 %. En effet, d'après Luc Chatel, cité par Le Parisien, « une grève dans l'éducation fin sep­tembre, ce n'est pas révo­lu­tion­naire ». S'il estime que la grève répond à une « reven­di­ca­tion légi­time », le ministre se dit serein. « A la même période l'année der­nière, il y avait déjà eu deux mou­ve­ments de grève », a-t-il dédra­ma­tisé le 18 décembre sur France 3.
Les prin­ci­paux syn­di­cats du pre­mier et second degré de l'enseignement public appellent à mani­fes­ter ce mardi contre les 16 000 sup­pres­sions de postes dans l'éducation à la ren­trée 2011 et la pour­suite du non-remplacement d'un ensei­gnant sur deux en 2012. Pour le Snuipp-FSU, « la poli­tique du non rem­pla­ce­ment d'un ensei­gnant sur deux par­tant à la retraite [...] conduit à creu­ser des inéga­li­tés sco­laires déjà for­te­ment ancrées dans notre pays ». En consé­quence, le syn­di­cat demande « son arrêt» ainsi qu'un «plan de rat­tra­page » de postes.
La FCPE appelle égale­ment à mani­fes­ter ce mardi pour dénon­cer « la dégra­da­tion des condi­tions de sco­la­ri­sa­tion des élèves », « la baisse du taux de sco­la­ri­sa­tion en mater­nelle » et « l'absence de viviers de rem­pla­çants dans de nom­breuses dis­ci­plines et même en pri­maire ». Elle réclame le réta­blis­se­ment « des postes néces­saires à la réus­site de la ren­trée et de l'année sco­laire », dans une péti­tion déjà signée par plus de 75 000 personnes.
Fait his­to­rique, les syn­di­cats du privé se joignent au mou­ve­ment de l'enseignement public. Ils reven­diquent, dans un com­mu­ni­qué com­mun, « zéro retrait d'emploi pour la ren­trée 2012 » et appellent « tous les per­son­nels des établis­se­ments d'enseignement pri­vés à défendre leur ave­nir en par­ti­ci­pant à la jour­née » de grève du 27 septembre.

Article du 26/09/2011, tiré de vousnousils, l'e-mag de l'Education